Les substances thérapeutiques sont classées en fonction de leurs effets chez l’homme sain. L’important est de choisir la substance entraînant les symptômes les plus proches possibles de ceux dont souffre la personne. Pris à dose homéopathique, ce produit est censé stimuler les réactions de défense naturelles du malade. Les homéopathes ne traitent pas une maladie, ils “aident le malade à la combattre“.
A chaque “terrain“ correspond une manière particulière de réagir à l’environnement et aux agressions. Cette notion de sensibilité individuelle a deux conséquences pratiques : d’une part, une personne aura tendance à toujours souffrir des mêmes types d’affections ; d’autre part, une substance homéopathique entraîne des effets différents selon les terrains.
Quatre grands terrains, auxquels correspondent des ensembles pathologiques différents, ont ainsi été identifiés par Hahnemann : tuberculinisme, psore, luétisme et sicose. Pour un homéopathe, un traitement ne se conçoit pas sans avoir déterminé au préalable le terrain du malade. Pour cela, il l’examine et s’enquiert de ses antécédents personnels et familiaux, de ses goûts et dégoûts, de ses habitudes, de ses réactions au froid, à la chaleur… Cela implique qu’une première consultation peut difficilement durer moins d’une heure.
Une fois précisés le terrain du patient et les symptômes dont il souffre, intervient la prescription. Plus de mille médicaments homéopathiques sont commercialisés en France, dont les effets sont consignés selon les expérimentations sur l’homme sain réalisées par Hahnemann et ses successeurs. Les préparations homéopathiques sont préparées selon la technique des hautes dilutions : une partie de la substance active est diluée dans 99 parties d’eau (dilution centésimale) ; une partie de la solution obtenue est à nouveau diluée dans 99 parties d’eau et, ainsi de suite, jusqu’à obtention de la dilution désirée.
Si l'organisme n'a plus rien à stimuler, le remède homéopathique ne peut pas être efficace, puisque le médicament ne se substitue pas au manque de l'organisme.
Par exemple, un patient est diabétique insulino dépendant. Son pancréas est malade, l'usine de production d'insuline est arrêtée, ne peut plus secréter d'insuline. Il ne sert à rien de stimuler son pancréas puisqu'il n'a plus la capacité d'être stimulé. On doit avoir recours à "la médecine classique" substitutive, qui va apporter la dose quotidienne nécessaire d'insuline à l'organisme incapable d'en produire, pour pallier cette carence.
Il est donc logique d'associer parfois la médecine classique, substitutive, à la médecine homéopathique, stimulante.
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