Modes de transmission, isolement

Modes de transmission


On distingue plusieurs modes de transmission des maladies, soit par:

l’air
l’air transporte les particules infectantes

l’eau
l’eau transporte les germes

les aliments
les aliments contiennent les germes

les déjections
selles ou urines, humaine ou animales

le contact direct
d’organisme infecté à organisme qui sera infecté,
éventuellement seulement des fractions de l’organisme infecté
(sang, etc.)

le contact indirect
l’organisme infecté touche des objets, qui seront touchés par
d’autres


la voie sexuelle
le contact lors de relations sexuelles

le vecteur animal
un animal inocule le germe qu’il transporte


Un mode de transmission n’en exclut par forcément un autre (l’hépatite B peut être transmise par la voie sexuelle et le contact avec des objets infectés), ou en mime un autre (la grippe est transmise par des gouttelettes de salive infectées dispersées dans l’air lors de l’éternuement d’un malade).
La connaissance du mode de transmission de la maladie est indispensable pour retracer le chemin d’une infection d’un organisme à un autre, et ainsi savoir quelles mesures à prendre pour la protection. Il est beaucoup plus difficile dans la vie courante de prendre des mesures pour contrecarrer l’extension d’une maladie qui se transmet par l’air (rhume) ou par un vecteur animal très répandu (malaria) que pour une transmission par contact direct (lèpre) ou par voie exclusivement sexuelle (Sida), même si hélas tous n’adoptent pas les comportements souhaités en fonction d’une évaluation erronée des risques.


L’isolement des personnes atteintes de maladie est généralement une méthode efficace, à condition :

qu’il intervienne juste avant le début de la période de contagiosité
qu’on le prolonge durant un temps suffisant pour que la maladie qui
pourrait se déclarer ait eu le temps d’apparaître et de guérir.

Une personne guérie s’est en effet le plus souvent débarrassée du microorganisme pathogène (sauf s’il y a apparition d’un état de porteur). Mais comme la période de contagiosité précède l’apparition de la maladie clinique, on devra en tenir compte dans les possibilités de contact de la personne contaminée.

L’isolement n’est donc proposé pour des motifs épidémiologiques pour certaines maladies qu’à la condition qu’il permette pratiquementd’enrayer l’épidémie, ce qui n’est de loin pas réalisé dans tous les cas. L’environnement dans lequel on vit ayant une grande influence sur la transmission, tout comme le comportement adopté, on doit distinguer plusieurs périodes dans la vie où la proximité, la fréquence et le mode de contact sont différents. Il est bien évident que l’on doit considérer simultanément le risque de transmission entre enfants et celui lié aux contacts d’adultes à enfant.

L’enfant peut être retiré du lieu où il vit, garderie, école, pour des motifs sans relation problème épidémiologique, si des conditions médicales l’exigent (mauvais état de santé général) (c’est souvent ce qui se passe dans la réalité, par ex en cas de varicelle ou de rougeole).

Un autre motif de retrait (= éviction) du milieu de vie est le fait que les soins y sont trop compliqués à organiser, dans une structure qui n’est pas organisée pour cela (équipement, personnel).

Le Service de la santé du canton de Vaud a émis en 1995 un document basé sur les considérations exposées, qui doit permettre aux professionnels de la santé, et non aux professionnels s’occupant des enfants, de savoir si une éviction est strictement nécessaire et pendant quelle durée, pour une maladie dont le diagnostic a été posé par un médecin. Ce document n’a pas pour but de permettre de poser un diagnostic !

Commentaires





Coups de coeur de la semaine

Nos partenaires