Modes de transmission
Une personne guérie s’est en effet le plus souvent débarrassée du microorganisme pathogène (sauf s’il y a apparition d’un état de porteur). Mais comme la période de contagiosité précède l’apparition de la maladie clinique, on devra en tenir compte dans les possibilités de contact de la personne contaminée. L’isolement n’est donc proposé pour des motifs épidémiologiques pour certaines maladies qu’à la condition qu’il permette pratiquementd’enrayer l’épidémie, ce qui n’est de loin pas réalisé dans tous les cas. L’environnement dans lequel on vit ayant une grande influence sur la transmission, tout comme le comportement adopté, on doit distinguer plusieurs périodes dans la vie où la proximité, la fréquence et le mode de contact sont différents. Il est bien évident que l’on doit considérer simultanément le risque de transmission entre enfants et celui lié aux contacts d’adultes à enfant. L’enfant peut être retiré du lieu où il vit, garderie, école, pour des motifs sans relation problème épidémiologique, si des conditions médicales l’exigent (mauvais état de santé général) (c’est souvent ce qui se passe dans la réalité, par ex en cas de varicelle ou de rougeole). Un autre motif de retrait (= éviction) du milieu de vie est le fait que les soins y sont trop compliqués à organiser, dans une structure qui n’est pas organisée pour cela (équipement, personnel). Le Service de la santé du canton de Vaud a émis en 1995 un document basé sur les considérations exposées, qui doit permettre aux professionnels de la santé, et non aux professionnels s’occupant des enfants, de savoir si une éviction est strictement nécessaire et pendant quelle durée, pour une maladie dont le diagnostic a été posé par un médecin. Ce document n’a pas pour but de permettre de poser un diagnostic ! |
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