La culpabilité de l'entourage

Est-ce qu'un proche de dépendant peut se sentir coupable de ne pas savoir comment apporter de l’aide?

Souvent, la plupart des proches que nous avons vus, éprouvent ce sentiment de culpabilité quand on leur demande s’ils se sentent coupables. Ils se disent que «forcément, on a bien dû faire quelque chose pour en arriver là». Or, ce sentiment de culpabilité est très lourd, d’autant plus qu’il est porté en général par toute la famille. Même les enfants se culpabilisent et disent par exemple «c’est parce qu’on est trop bruyants que notre père boit» ou encore «parce qu’on a pas eu assez de bonnes notes»….
Or, la dépendance est une maladie qui se développe. Ce n’est pas la personne dépendante qui a choisi d’être dépendante et ce n’est pas la faute de ses proches. C’est vrai qu’il y a des événements accélérateurs du processus mais s’il n’y a pas un terrain favorable, la maladie de la dépendance ne se développera pas. Les proches sont extrêmement soulagés lorsqu’ils apprennent qu’il s’agit d’une maladie et qu’ils sont effectivement impuissants à régler un tel problème. Ils comprennent alors que leur rôle est avant tout d’inciter le malade à entreprendre une démarche de soins, à s’adresser à des spécialistes de la question. A partir de ce moment, ils arrêtent de porter ce secret et de garder tout en eux.
   

En fait il y a peut-être deux phases de culpabilité :

  • la première étant de se dire que si son ami ou son conjoint est dans cette situation, c’est que l’on a fait quelque chose au départ qui l’a amené dans cette situation.
  • La seconde c’est de se rendre compte que l’on est incompétent à pouvoir l’aider comme on le souhaiterait.

Ce sentiment de culpabilité à plusieurs niveaux peut effectivement exister pendant longtemps jusqu’à ce que les personnes viennent se soigner, dépendantes et codépendantes. Les soins permettent de se libérer d’un tel sentiment de culpabilité et d’inutilité et de prendre sa vie en main.
   
Lorsqu’on parle de maladie, cela signifie que la personne aurait en elle au niveau des hormones, au niveau des gênes… des caractéristiques pour être malade ou devient-on malade d’ alcoolisme simplement à force de boire ?
C’est un processus qui est très complexe. Les recherches montrent qu’il y a déjà une vulnérabilité de départ. Un terrain favorable pour développer une maladie plus qu’une autre. Au niveau physique, on n’est pas tous égaux même devant les calories, même vis-à-vis de la température. Il y a des réactions qui sont différentes chez les uns et chez les autres.

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